Illustration — un petit dragon apprivoisé se repose dans un jardin, près d’une femme sereine
Histoires de cabinet

Françoise et le dragon

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Ces histoires tirées de véritables séances faites en cabinet vous montre une utilisation pratique des différents outils de la Méthode Dolfino®, vous pouvez vous en inspirer librement.

Je l’invite ensuite à localiser ce désagrément qui semble se loger dans la poitrine. Après plusieurs propositions de ma part pour symboliser l’angoisse localisée, Françoise l’identifie comme une plaque en métal maintenue en place par quatre crochets. La main experte de la jeune femme arrive sans peine à libérer les attaches et à faire glisser la plaque hors du corps par une incision indolore à la cicatrisation immédiate et aux rougeurs inexistantes grâce à la distorsion de temps mise en place. La plaque de métal, ainsi gérée, fait place à une grille de métal rouge qui laisse entrevoir une cavité gigantesque et sombre. Françoise décide de dévisser la grille puis de l’éjecter par la bouche dans un souffle digne d’un ouragan.

Une fois la pièce de métal évacuée, Françoise retourne au bord de l’immense cavité et déclare ne pas être en mesure de l’explorer, car tout est trop sombre. Elle exprime clairement sa peur de s’aventurer plus loin et reste tétanisée au bord de la caverne. Je lui demande alors, si quelqu’un ou quelque chose pourrait l’aider à mener à bien une exploration. Ma phrase à peine achevée, elle me répond que le dragon peut l’épauler. Je rétorque aussitôt, sur un ton complice « Ha oui le dragon... formidable... »

Mise en confiance sur la pertinence de sa proposition, elle fait venir l’animal mythique devant elle et s’exclame, avec la voix d’une jeune enfant« Oh, c’est Anatole ! ». À ma demande, elle décrit Anatole comme couvert d’écailles en or, avec une collerette d’un vert étincelant. Sa tête est ornée d’une magnifique crinière soyeuse, rouge. Le dragon lui fait un clin d’oeil et crache un feu brillant en direction de la caverne pour éclairer l’endroit sans le brûler. À ce moment, Françoise s’extasie devant le contenu de la cavité. Elle décrit des oeuvres d’art, des peintures, des sculptures, des objets précieux, des bijoux extraordinaires et autres coffres richement ornementés. C’est en fait ici qu’Anatole habite. Les larmes coulent sur les joues de Françoise quand elle dit avec conviction : « Anatole voulait que je sache où il vit, car il sait que maintenant, il peut me faire confiance. Il voulait juste que je sache... Je suis trop contente. Je me sens légère. »

Elle convient alors avec Anatole, le dragon, que ce dernier peut aller et venir à sa guise. Il sera toujours là pour elle, en cas de besoin, et elle veillera à ce qu’il ait toujours à boire et à manger dans la caverne qu’elle peut visiter lorsqu’elle le désire pour admirer les oeuvres de ce musée intérieur.

La remontée de transe est joyeuse et dynamique et les yeux de Françoise brillent d’un éclat intense. Son visage affiche satisfaction et sérénité et elle assure qu’une vie nouvelle commence. Il est important de laisser la personne guidée développer la représentation de son monde intérieur et de l’encourager à le faire afin de bonifier les transformations.